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Roger Corman s’essayant au film de guerre dans une version commando précédent de 3 ans The Dirty Dozen, ça a l’air plutôt sympa non ?

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Bon, si je cite le film d’Aldrich pour évoquer The Secret Invasion ce n’est absolument pas par pur gratuité, mais bien parce que l’étroitesse du pitch séparant Les Douze Salopards à L’Invasion Secrète (son titre français) interpellera forcément l’amateur du genre. L’histoire, qui se déroule pendant la seconde guerre Mondiale, raconte comment 5 repris de justice enrôlés par les services secrets de Sa Majesté, et sous la tutelle du Major Mace (Stewart Granger), devront délivrer des nazis le général Italien Quadri, enfermé dans une prison à Dubrovnik, afin que ce dernier appelle ses troupes à rejoindre les forces Alliés…

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De là à évoquer le plagiat au sujet du livre écrit 2 ans plus tard par E.M. Nathanson et dont fut tiré le scénario de Les Douze Salopards, il y’a un pas que je ne me vois sûrement pas franchir. Il n’empêche que l’originalité du film d’Aldrich, qui prenait comme protagonistes des taulards et la réflexion qui en découlait, se trouve sacrément secoué par L’Invasion Secrète.
Avec un budget d’un peu moins 600 000 dollars, il est évident que les attentes du film de Roger Corman ne devront en rien être comparé avec celle de la MGM (productrice du Aldrich). Pour autant en grand habitué des contraintes financières en tous genre (même si pour un Corman, le budget du film est relativement élevé), L’invasion Secrète recèle de quelques trouvailles inventives, à commencer par l’addition de talents, tous dans une discipline bien précise, de ce groupe d’hommes aux caractères déjà bien trempés (aucun ne se révélera de motivations particulières, si ce n’est de sortir vivant et de mener à son terme cette mission-suicide) ou dans le cadre de la mise en scène, en faisant par exemple évoluer les personnages avec cette recherche de l’esthétisme résolument Cormanienne.

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Quasi-remake de sa premiere expérience filmique Five Guns West (que je ne donne pas l’air de chercher à enfoncer le clou à propos de The Dirty Dozen!) dont il ne sortit pas satisfait, L’Invasion Secrète évoquait même avec un progressisme certain, le fait que l’Italie comptait malgré tout dans ses rangs des militants antifascistes, rappelant ô combien Roger Corman s’attacha, dans quelques un de ses films, à combattre une certaine idéologie (et dont le moins parabolique et plus probant est bien évidemment The Intruder).

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Audacieusement énergétique et finalement à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre d’un film de guerre, L’Invasion Secrète se donne en plus le luxe de composer avec un inattendu rebondissement et d’introduire certains ingrédients issus du fantastique (Corman rules!), dont le personnage interprété par Henry Silva, effrayant en ange de la mort, s’en trouvait être la parfaite cristallisation.
L’invasion Secrète ? Petit, mais costaud.

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