Articles Tagués ‘horreur’

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Tout débute dans le milieu des années 70, quelque part à Paris, où après avoir échoué à mettre sur pied le projet d’adaptation du livre de Frank Herbert, « Dune », aux côtés de certains Jean Giraud, HR Giger et Chris Foss, le jeune Dan O’Bannon quitte la France pour s’en aller retourner aux Etats-Unis, direction Los Angeles.
Là-bas, et au terme de quelques semaines de galère, O’Bannon finit par élire domicile dans le petit appartement d’un ami introduit dans le monde du théâtre et du cinéma, Ronald Shusett. Si la suite des événements est désormais connue par tous les amateurs de science-fiction, l’on sait beaucoup moins qu’avant que les deux hommes ne bossèrent à l’écriture de leur futur chef d’œuvre, Ronald Shusett mis la main sur un scénario relativement influencé par les petites cases illustrées d’EC Comics, association d’humour noir et d’horreur.
Cette histoire, c’était celle de Dead & Buried, film pour lequel Shusett allait autant enfiler la casquette de producteur que celle de scénariste, et impliquer derrière la caméra Gary Sherman (Le Metro De La Mort, sorte de Creep d’avant l’heure), qu’il connut lors de l’élaboration du scénario de Phobia, naveton à suspense réalisé par un John Huston désintéressé.
Et Dan O’Bannon dans tout ça ? Plus que d’avoir objectivement participé à l’écriture de Dead & Buried, O’Bannon devait en réalité sa présence au générique au frais succès d’Alien, Ronald Shusett cherchant à optimiser, par ce biais, toutes les chances de réussite de son film.
Pour autant, lors de sa sortie en salles et malgré l’appât publicitaire symbolisé par son accroche (« The creators of Alien… bring a new terror to Earth. »), le film connaîtra un sort peu en phase avec les ambitions portées par Ronald Shusett et Gary Sherman, par ailleurs contraint de réorienter le sujet initial vers le film d’horreur pur, suite à l’investissement de nouveaux décideurs dans la production.
Alors, Dead & Buried nouvel exemple de cinéma aux promesses ratées en raison de l’intrusion dans sa mécanique de costards cravates, ou preuve qu’avec un monsieur Drummond dans ses rangs, il faut de tout pour faire un bon film?

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Dans la petite ville de Potter’s Bluff, le shérif Dan Gillis (James Farentino) allait être confronté à une soudaine série de meurtres horribles, tenant à chaque fois pour victime des inconnus de passage. Son enquête durant, le shérif Gillis voyait le mystère de ces agressions mortelles s’épaissir, en même temps que les phénomènes étranges s’accumulaient autour du comportement de certains habitants, et notamment de celui du thanatopracteur local, Williams Dobbs (Jack Albertson)…

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En situant l’action du film dans une campagne isolée de la nouvelle angleterre et, ce faisant, tirant de cet environnement cette cinégénie qui croquera le portrait atypique de ses autochtones, Ronald Shusett élaborait le processus classique du décalage entre la nature environnante, d’apparence paisible, et le cauchemar stagnant, prompt à jaillir inopinément. Sans doute conscient de la familiarisation d’un tel schéma au cinéma, Dead & Buried ne traînait pas à illustrer la méthode et, dès le générique porté par la douce musique de Joe Renzetti, employait Gary Sherman à donner le ton du contraste entre la beauté des décors côtiers de Potter’s Bluff et celle, plastique, d’une de ses habitantes (Lisa Blount), mise en boite par un photographe itinérant, avec la violence avec laquelle celui-ci allait être traîné et brûlé vif par les locaux, sous une froide absence de motivation.
D’ailleurs, bien avant la vulgarisation des images violentes diffusées sur internet (d’Abou Ghraib au tabassage collégial d’un individu filmé par un téléphone portable), Dead & Buried alimentait la métaphore de cette mise en spectacle, en plaçant au centre de ce dispositif les agresseurs du film immortalisant pour chacune de leur victime, de la caméra super-8 à l’appareil photo, leur sadisme meurtrier.

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Envisager l’horreur comme cet acte intégrateur et voyeuriste qui émettrait un lien avec le spectateur, allait notamment alimenter le coeur du film au détour de nombreuses séquences, dont une mise en abyme, superbe, image par image, de l’embaumement par le personnage interprété par Jack Alberston d’une victime au visage fracassé, à la reconstitution du maquillage créé par Stan Winston, alors pas encore auréolé de ses succès futurs.

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Bien qu’il ne s’agisse pas du script original pour lequel il embarqua sur Dead & Buried (une comédie d’horreur), Gary Sherman demeurait professionnel jusqu’au bout de sa caméra et, comme déjà pour Le Métro De La Mort puis plus tard, Vice Squad, nourrissait son film d’une ambiance réussie (échappée autant de chez Corman que de La Nuit Des Morts Vivants), articulé pour le sujet autour de rites vaudous et d’histoires de zombies, et maîtrisait ce fameux turning point dans un dernier quart d’heure admirable, avec cette conclusion de la chute d’un univers rationnel qui fera de futurs émules dans le cinéma fantastique et d’épouvante.

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Même s’il était habité par ce cliché conspirationniste et si significatif du genre dans les années 70 et 80, Dead & Buried prenait à rebours un de ses éléments constitutifs en isolant progressivement le héros, James Farentino, jusqu’à l’explosion aliénante de son personnage dans ces fameuses dernières quinze minutes, cauchemardesques.

Parce que The Fog s’ouvrait sur une citation d’Edgar Allan Poe, Dead & Buried aurait tout aussi bien pu la lui emprunter pour un hypothétique intertitre final : « Tout ce que nous croyons voir n’est-il pas qu’un rêve dans un rêve ? « 

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Alors Tales From The Hood, c’est l’héritage moderne du film d’horreur et fantastique de la blaxploitation, ce genre dernier ayant produit en son temps, entre plus de navets qu’il n’en fallait, quelques petites références du genre comme l’excellent Blacula, et les non moins réputés Ganja & Hess ou J.D.’s Revenge.
En rapport à la blaxploitation qui, très tôt après son offensive dans les salles, fit de l’une de ses figures de proue le genre fantastique, le film de ghetto attendit, lui, quasiment le crépuscule de son genre pour associer à ses codes, celui du cinéma d’horreur. En 1995, c’est donc sous l’appui financier de la société de production de Spike Lee (qui produisait ainsi son premier hood movie), que Rusty Cundieff, pour son second long métrage après la comédie Fear Of A Black Hat (sorte de faux documentaire potache qui suivait les aventures d’un groupe de rap), écrivait et réalisait Tales From The Hood.
Pour autant, bien que le nom du réalisateur de Do The Right Thing en tant que producteur laissait suggérer tout le sérieux de l’entreprise, c’était celui de Rusty Cundieff, plus connu pour ses élans bon enfant (en plus de Fear Of… il écrivit également la comédie House Party 2) que ses débordement filmiques sanglants, qui dégageait quelques réserves.
D’autant qu’en plus d’un carton titre à la typographie de foire (aux antipodes du gothique de celle de l’affiche du film), s’ouvrait un générique où la caméra passait en revue, certes les contours d’un 45 automatique, mais aussi ceux d’un crâne de squelette ajusté d’un bandana, de lunettes noires et… d’un spleef de chronic calé entre les dents !
Mais il suffisait que le film mette sur ses rails le début de son histoire, pour que chacun taise les sarcasmes…

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Imaginé comme la version des bas-fonds de Les Contes De La Crypte ou d’un Creepshow, et leur empruntant donc cette structure narrative qui se faisait reposer autour d’un fil conducteur plusieurs sketchs, Tales From The Hood mettait en scène trois dealers de South Central venu récupérer de la drogue au domicile d’un certain Monsieur Simms (Clarence Williams III), propriétaire un peu dérangé, d’une entreprise de pompe funèbres.
Mais avant qu’il ne livre le butin aux trois hommes, Monsieur Simms s’improvisait narrateur de l’histoire de certains des cadavres mises en bière dans sa morgue…

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En rappelant au spectateur les symboles visuels du film de ghetto (South Central, style gangsta des voyous, lowrider…), chaque segment de Tales From… associait des thèmes ultra-classiques du cinéma fantastique au paradigme de l’Amérique des quartiers pauvres des années 90.
C’est ainsi qu’aux histoires de vengeance d’outre-tombe (« Rogue Cop Revelation »), de monstres dans le placard (« Boys Do Get Bruised »), de poupées vaudous (« KKK Comeuppance »), et de scènes de torture (« Hard-Core Convert ») se mêlaient respectivement ratonnades policières, crise de la famille, racisme « ordinaire « , et violence urbaine. Mais le fait que Tales From… corrigeait l’anomalie de ne pas encore avoir propulsé le da hood movie (ses meilleurs représentants se réservant jusque là le choix du réalisme) vers le film d’horreur, n’était pas la seule raison qui lui valait toutes les recommandations.
Comme s’il avait été toujours bercé par le genre et inspiré par les BD de chez EC Comics (qui sait ?), Rusty Cundieff filmait ses histoires avec une énonciation toute réussie de l’horreur atmosphérique rattrapé par quelques effets gores (l’excellence du premier sketch « Rogue Cop Revelation », dans lequel, revenant d’entre les morts, un activiste noir se vengeait de son meurtre par 3 flics ripoux, dont ce bon vieux Wing Hauser), comme il ne renonçait pas non plus au charme classique du fantastique, au travers du joli récit d’un gamin battu par un monstre (« Boys Do Get Bruised »), que son instituteur (Rusty Cundieff, également acteur!) pense être victime de violences parentales.

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Tandis que « KKK Comeuppance » rebattait adroitement les cartes de la magie vaudou aux références coloniales et ségrégationnistes, avec cette histoire de sénateur (Corbin Bernsen AKA Le Dentiste) membre du Ku Klux Klan, qui allait bientôt subir le courroux d’âmes d’esclaves introduites dans de petites poupées, le dernier segment, « Hard-Core Convert », semblait s’isoler des autres sketchs dont la qualité reposait sur une mise en place alerte et la force des mythes.

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Gravement blessé à la suite d’une fusillade entre gangs, Crazy K (Lamont Bentley) est envoyé dans un centre expérimental financé par le gouvernement, dont le programme est destiné à réinsérer les criminels. Mais les choses ne se passent pas comme prévu, et au lieu d’évacuer sa haine profonde, Craky K allait faire exploser son caractère psychopathe…

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Voilà pour le résumé d’un sketch qui n’avait pourtant pas tant à se reprocher dans le fond (en dehors de son gros emprunt à Orange Mécanique), mais devenait discutable sur la forme, poussant le modernisme de sa réalisation à quasi-préfigurer la vague de films d’horreur des 2000’s, avec ses délires stroboscopiques, son montage effréné et ses effets chocs.
Si l’idée était d’intensifier notre rapport avec celui du personnage de Crazy K en insistant sur le caractère néfaste de ce dernier, Rusty Cundieff aura plutôt bien marqué le coup (on relèvera notamment ce kaléidoscope mêlant images de fiction et d’archive ultra violentes), sauf qu’en comparaison aux autres sketchs, ce « Hard-Core Convert » conditionnait moins le spectateur avec l’irrationnel, malgré quelques moments à l’ambiance réussie (l’échange entre Crazy K et un néo-nazi, dans une cellule), et la musique de Christopher Young –qui multipliait les partitions terrifiantes sur tout les segments- toujours plus superbe (formidable lancée de choeurs latin sur le règlement de comptes de début).

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Et notre narrateur et trois dealers dans tout ça ? Et bien, inattendu ou non, réussie sur le plan graphique ou pas, le fil conducteur de Tales From The Hood allait pourtant se conclure avec ce qu’il fallait pour marquer les esprits, dans la plus pure tradition du film à sketch horrifique.

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Ca vous fait rire ? Et pourtant, derrière ce titre qui n’avait rien pour lui sauf celui d’affirmer bien haut et fort son appartenance au genre, se cachait une petite pépite produite avec opportunisme par AIP (Blacula fut le premier d’une longue série de blax’ financé par Samuel Z.Arkoff) perpétuant, par ailleurs, la tradition d’un cinéma d’épouvante monté avec 3 francs six sous par la firme, jusque dans les ghettos Américains.
Réalisé par William Crain (qui se sera surtout distingué sur quelques épisodes de séries TV, notamment The Mod Squad et Starsky & Hutch, en pleine mode du polar urbain donc), l’histoire de Blacula débute au XVIII siècle en Transylvanie, où un prince Africain du nom de Mamuwalde accompagné par son épouse Luva, tentent de convaincre le Compte Dracula de cesser toute activité esclavagiste en Europe.

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Peu enclin à la négociation et levant le voile sur son identité de vampire, Dracula fait prisonnier Luva et Mamuwalde non sans avoir mordu ce dernier et lui avoir ainsi transmis ses gênes vampiriques.
2 siècles plus tard, un couple d’antiquaires gays acheminent les objets du Compte Dracula, dont le cercueil où repose Mamuwalde, jusqu’à Los Angeles. Réveillé par l’odeur de la chair fraîche (les gays donc) et lâché dans les rues de la cité des anges, Mamuwalde fait la connaissance de la jolie Tina, réincarnation de son épouse morte il y’a 200 ans, qu’il entreprend de séduire…

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Si vous avez longtemps cru que seule la version de Coppola inscrivit le mythe littéraire de Bram Stoker dans un genre lyrique, c’est oublier que les auteurs de Blacula firent déjà de l’avatar noir du Prince de la nuit un être romanesque, précédent de 20 ans la vision érotico/onirique de Francis.
Sans atteindre toutefois les qualités plastiques du Dracula vu par Coppola, mais associé à toute l’iconographie issue de la Blaxploitation, Blacula surprenait forcément de par l’introduction des sentiments amoureux, coupant court le temps d’un métrage, à cette glorification machiste entrevue dans le genre.
Mais fidèle à la dimension subversive contenue dans le cinéma de Blaxploitation, le film revendiquait par l’intermédiaire du personnage de Mamuwalde une certaine négritude et stigmatisait le discours raciste et homophobe de la police par la voix du Lieutenant Peters interprèté par Gordon Pinsent (le faux sosie de du Pdt Kennedy dans The Forbin Project).

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A l’évidence tournée à l’économie comme toute bonne B produite par Z.Arkoff qui se respecte, le film reposait – outre cette variation du mythe exploité avec réussite – sur une intrigue à l’allure d’enquête policière plaisante à suivre (mais comme je suis un mec bien et impartial, j’ajouterai aussi archi-conventionnelle) que ne viendra même pas plombée des maquillages cheapos au possible, et une interprétation solide à propos de laquelle on retiendra surtout l’excellente composition du géant William Marshall, particulièrement convaincant dans le rôle de Blacula.

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Avec ce film, la Blaxploitation marquait son entrée dans le cinéma d’horreur, Blacula ayant précédé des titres tels que Blackenstein et autres Dr Black & Mr Hyde.

Oui monsieur.

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Alors que les années 70, sous le pavillon noir de New World Pictures, virent Roger Corman produire une flopée de films essentiellement tournés vers l’action (explosion des sous genres oblige), les 80’s, depuis le succès planétaire d’Alien, mirent à contribution le portefeuille du réalisateur de La Chute De La Maison Usher, dans la mise en chantier de films marqué par l’influence de celui de Ridley Scott.
Tourné un après La Galaxie De La Terreur, le proto-Aliens de Bruce Clark (et… James Cameron), Forbidden World, considéré comme une vraie-fausse suite au film de Clark (opinion en réalité fondée sur la similitude de leurs affiches respectives, et par le recyclage d’une certaine partie des décors de La Galaxie De La Terreur), et réalisé par l’obscur Allan Holzman, racontait l’histoire d’un barbouze de l’espace, Mike Colby (Jesse Vint, l’équipier piégé par Bruce Dern dans Silent Running), et de son assistante-robot, SAM-104 (sorte d’Armanoïde de l’anime Cobra), déroutés sur la planète Xarbia afin d’y éliminer une expérience scientifique ayant mal tourné, le « sujet 20 ».
Mais sur place, les artisans du désastre l’entendent d’une autre oreille, et tandis le débat s’engage sur le bien fondé de préserver une expérience destinée à vaincre la famine galactique, le « sujet 20 » s’échappe de son incubateur et mute en une horrible créature…

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Si le prétexte scientifique de l’histoire écrite par Jim Winorski et RJ Robertson (les deux hommes à l’origine du remake de Not Of This Earth) et les mécanismes de récit (huis clos, danger surgissant de nulle-part) classait invariablement Forbidden World dans la catégorie des Alien-like, l’abomination métamorphe du « sujet 20 », l’approche de l’horreur et de la contamination de l’autre, le rapprochait inévitablement à un chef d’œuvre du genre : The Thing.
Dans cette façon qu’avait le film de dégager l’obsession de l’organique, on comptera également les nombreuses allusions sexuelles illustrées par l’inconnue dimension du « sujet 20 », de sa semence son liquide gélatineux projeté sur la caméra ou sur une grille d’aération, lorsque s’effeuillait la sublime Dawn Dunlap (affolante brune vue dans le Z et sexy Barbarian Queen), à sa tentacule pénétrant du vagin jusqu’au cou, June Chadwick (la sulfureuse blonde reptilienne de la série V).
Il faut dire qu’on ne serait à moins être excité par ce croisement entre Jodie Foster et Jill Kelly, dont le postérieur ferait rougir un ministre des finances.

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Mais ce n’était pas tant le privilège du sexe -allusif ou non- qui rendait Forbidden World hautement recommandable, mais l’emploi d’Allan Holzman à transformer un fil conducteur du plomb à l’argent, grâce à une réalisation surpassant le cadre artificiel des lieux où se déroulait l’action, une photogénie certaine (joli boulot sur l’éclairage) et des cadrages souvent bien sentis.
Holzman faisant montre d’une belle énergie dans la mise en scène et, même lorsque certaines séquences étaient abîmées par la qualité des effets spéciaux, (comme dans le combat spatial du prologue) il y’avait toujours un truc dans le montage, un choix d’axe dans la prise de vue, pour dynamiter l’ensemble et plus que jamais déplacer un adage bien de chez nous pour l’Amérique : « Chez Corman, on a pas de pétrole, mais on a des idées ».

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Une très bonne B donc, emmené par une musique bien chelou, deux actrices sexys, des cris, un final gore, un monstre qui semblait tout droit sorti de La Petite Boutique Des Horreurs, des vaisseaux spatiaux qui tiraient des lasers qui faisaient « piou-piou », des personnages aussi sympas que leurs acteurs… bref le bonheur emballé en 80 minutes.

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