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… Ou les débuts, au beau milieu des 70’s, du jeune George Pérez qui succédait ainsi à Rich Buckler (Buckler n’étant autre que l’homme qui l’intronisa à Marvel à cette même période) sur le titre de la famille « Fantastic », sous la supervision d’un autre fantastique, de chair et d’os celui-là, Roy Thomas.
Une première pour le rookie Pérez qui démarrait fort avec le numéro 164, dans lequel ses dessins se faisaient s’affronter Quasar aux Fantastiques, et dans lequel Roy Thomas libérait les lecteurs affectés par le traumatisme collatéral du découvert bancaire et du système capitaliste.
It ain’t no joke!

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Dans ce numéro, l’on découvrait donc Quasar (ex-Marvel Boy), mettant à sac New York de tous les emblèmes financier de l’empire du meurtrier de son père dans une croisade destructrice, sur laquelle allait se dresser nos quatre héros.
Si les dessins de Pérez étaient encore loin d’atteindre la maturité de son futur chef d’œuvre (Crisis On Infinite Earths), il semble dur de rester insensible à la représentation d’un Quasar totalement halluciné, rongé par le désir de vengeance et lâché comme un fauve dans les rues de New York. On relèvera notamment, à une première confrontation face à la torche humaine (Quasar : 1 – Torche : 0), un monstrueux combat contre la Chose dans l’enceinte d’une banque dans ″The lights of other worlds!″ (FF#165), aussi furieusement dessiné par le talent de George Pérez que sublimé par l’encrage du formidable Joe Sinnott.

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Dans le numéro suivant intitulé
″If it’s Tuesday, this must be the Hulk!″ (FF#166), Vince Colleta remplaçait Joe Sinnott à l’encrage, dansun essai qui ne s’avéra pas gagnant pour George Pérez. Au lecteur d’éprouver l’échec d’une combinaison non-concluante, malgré une histoire forte intéressante où les FF, sur ordre de l’armée, étaient chargés de capturer Hulk afin de tester une solution curative aux effets gammas.
Lointainement influencé par un épisode de Stan Lee et John Buscema (″Battle of the behemoths″, dans lequel Red cherchait à contrôler la mutation de la Chose avec l’aide… du geant vert !), Roy Thomas associait les deux freaks les plus connus de l’univers Marvel, pour notre plus grand plaisir et… le plus grand malheur de la population terrestre !

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Alors que l’épisode suivant voyait le retour aux affaires de Joe Sinnott, la satisfaction était désormais totale de voir les mousquetaires de cette équipe créatrice (Thomas-Pérez-Sinnott) à la barre d’une des plus excitantes collaborations digne du Marvel team-up, face au désormais… 3 fantastiques !
Ce qui fascinait, c’était une fois de plus la façon qu’avait Roy Thomas de faire occuper autant de dialogues dans les illustrations de George Pérez, avec ce sens régulier du rythme et de l’action dans lequel il trouvait toujours comment -et où- alimenter une imprévisible trouvaille qui allait faire trépigner d’impatience le lecteur jusqu’au prochain numéro.
Et à la fin de ″Titans two!″, l’interrogation de ce dernier au sujet des violents maux de tête secouant la Chose durant tout l’épisode, allait enfin trouver sa conclusion : sous l’effet des radiations gammas s’échappant du corps de Hulk, la Chose allait redevenir Benjamin J. Grimm.

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Alors que Rich Buckler reprenait du service pendant deux numéros dans lesquels Power-Man remplaçait la Chose, il était confié à George Pérez de faire revivre le musculeux corps de briques du neveu préféré de tante Pétunia, dans ″A sky-full of fear!″.
Et ce, de façon plutôt insolite…

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Afin d’opposer à Power-Man (désormais sous le contrôle du Maitre des Maléfices) un adversaire de sa puissance, Mister Fantastic mettait au point un endo-squelette à l’apparence de la Chose, pour que Ben puisse réintégrer l’équipe et empêcher Luke Cage d’assouvir les pulsions malfaisantes de Philip Masters.
Sans doute prometteuse dans l’esprit de Roy Thomas et George Pérez, la confrontation entre les deux ex-gamins de la rue allait tourner court. Pour trois ou quatre cases d’échanges de coups de poings, l’essentiel de ce numéro était de fêter le retour de ce vrai-faux la Chose, et de préparer le lecteur à celui des Fantastiques, dans l’espace, autour de l’arc mettant en scène le Maître de l’évolution et Galactus, dessiné par John Buscema, 5 numéros durant.

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C’est ainsi qu’en même temps que George Pérez retrouvait ses pinceaux pour le titre lors du numéro 176, débarquait sur Terre… L’Homme Impossible !

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Parce que vous avez sans doute reconnu les dessins de Jack Kirby illustrant ce numéro 176 des Fantastiques, il est de ces artistes pouvant parfois influencer le cours d’une histoire. Et qui d’autre que le King allait bouleverser, en une planche, celle qu’écrira Roy Thomas pour le come-back sur notre sol du plus insupportable extra-terrestre de tout l’univers Marvel ?
Après que Ben Grimm ait récupéré ses pouvoirs à la suite d’un rayon cosmique qu’il encaissa de Galactus (et devenant ainsi plus puissant qu’auparavant), et que l’univers tout entier ait été sauvé du dévoreur de planètes par L’homme Impossible, nos désormais 5 héros, en pénétrant dans l’atmosphère terrestre avec le vaisseau du Maitre de l’évolution, perdaient son contrôle et s’écrasaient en plein Central Park.
Et c’était précisément à ce moment, que la page de couverture dessinée par le King allait permettre à George Pérez de briller dans une histoire extravagante et pleine d’humour se déroulant dans… les locaux de la Marvel !

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A l’origine, Roy Thomas sollicita Jack Kirby pour qu’il illustre la couverture du #176 avec L’homme Impossible (personnage qui fit sa première apparition sous son crayon dans FF #11) en lui rapportant les grandes lignes de son histoire (alors que les FF tentent de rejoindre le baxter building, L’homme Impossible profite de la situation pour faire du tourisme à Manhattan…) et en lui définissant les contours d’une l’illustration sur laquelle le fantasque extra-terrestre devait affronter la Chose et la Torche, en frappant, l’un, du poing et en foudroyant, l’autre, d’un rayon.
Quelques jours plus tard, le King livra la planche à Roy Thomas qui n’en croyait pas ses yeux. L’on y voyait L’homme Impossible frappant la Chose avec le marteau de Thor et dévastant la Torche avec les rayons répulseurs d’Iron Man, dans un endroit où l’on distinguait des revues et des planches de comics évoquant les bureaux du… Marvel Comics Group.
Il n’en fallait pas plus au cerveau de Roy Thomas pour exploiter l’idée de Jack Kirby et de demander à George Pérez de déplacer l’action de l’histoire dans l’immeuble même de la maison aux idées…

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Diaboliquement effréné et drôle (les FF s’employant de ramener à la raison L’Homme Impossible, vexé par le refus de Stan Lee à vouloir lui accorder sa propre série !), l’on imagine la fierté du jeune George Pérez à dessiner ses employeurs, et surtout idoles, dans une aventure non-sensique qui allait s’achever sur un cliffhanger trépidant : les Terrifics avaient pris quartier du Baxter Building!

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Dans le numéro 177, les Terrifics, à la recherche d’un quatrième membre, allait faire passer un casting de vilain au sein même du Baxter Building. Au milieu de pseudos super-vilains (dont un Captain Ultra, doté d’une force surhumaine mais allergique… au feu), se côtoyaient Thundra (ex-Terrific qui tomba plus ou moins sous le charme de la Chose, dans l’excellent épisode de Thomas & Buscema, ″Battleground : Baxter Building″ FF #130), Texas Twister (un nouveau héros, dont l’introduction n’était sans doute motivé que pour mieux jauger la température du lecteur à son égard), Tigra, mais surtout La Brute, horrible vilain sur lequel les épisodes suivants allaient s’articuler, son alter-ego n’étant autre que… Red Richards, double maléfique en provenance de la Contre-Terre.

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Passé la plaisanterie (d’ailleurs pas forcément très inspirée) du casting de méchant, ces épisodes voyaient notamment la perte des pouvoirs de Mister Fantastic et son remplacement par celui de la Contre-Terre, au terme du chaos d’un combat qui le verra envoyé dans la zone négative.
Pour George Pérez, le jeu des chaises musicales l’amena à assurer l’intérim de Sal Buscema sur Avengers (et les débuts de The Korvac Saga) tandis que ce dernier allait… s’occuper des FF !
A son retour, Pérez collaborait avec Len Wein désormais à l’écriture, Roy Thomas s’en allant rejoindre l’univers du Dieu du tonnerre.
Malgré les mésaventures d’un Red Richards sans pouvoirs, qui allait durement mettre à mal sa fierté d’homme et de chef des Fantastiques, les histoires écrites par Len Wein ennivraient trop peu (l’enlèvement de Franklin par les sorciers de Salem) pour que l’on retrouve l’énergie des dessins de George Pérez.
Mais parce qu’il n’était peut être question que de réglages entre les deux hommes, leur collaboration, bien que courte, allait toutefois accoucher d’épisodes plutôt riches en surprises…
To be continued…

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Laboratoire qui assurait une exposition sous les spotlights des seconds rôles du marvelverse ou qui prenait la température ambiante –autant rédactionnelle que public- de ses nouvelles créations (pour dans un cas comme dans l’autre, promettre à ces héros les honneurs d’une série régulière), Marvel Premiere accueillait dans ses pages en 1974 et sur 10 numéros (une… première de longévité pour le titre !) un personnage imaginé par Roy Thomas et Gil Kane : Iron Fist.

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Impressionné par le succès rencontré par le Shang-Chi , Master Of Kung-Fu de Steve Englehart et sous influence d’un cinéma venu d’asie envahissant désormais les écrans américains, Roy Thomas, en fin editor (ou stratège), mis son énergie créatrice à pied d’oeuvre pour assurer les aventures nouvelles d’un héros (aux contours très bis) de l’univers Marvel.
Toujours très inspiré par les héros du golden age, c’est auprès de Bill Everett et de son Amazing-Man que Roy Thomas et Gil Kane allaient nourrir les origines d’Iron Fist.
Comme le héros de chez Bill Everett, l’homme au poing d’acier serait un blanc élevé et entrainé par des maitres des arts martiaux organisés en société secrète, quelque part dans les cimes de l’Himalaya. Si la similarité avec les origines d’Amazing-Man poussait Roy Thomas à également faire de Daniel Rand (Iron Fist dans le civil) un orphelin, c’était pour mieux coller au genre vers lequel se tournait son personnage qu’était imaginé une histoire de vengeance autour de la mort des parents de ce dernier.
Marvel Premiere #15 (« The Fury Of Iron Fist ») narrait donc la légende de K’un-Lun, cette cité qui apparaissait tous les dix ans quelque part au Tibet (parce que situé dans une dimension alternative !) et pour laquelle le milliardaire Wendell Rand et son associé Ward Meachum se mettait en quête. Mais parce qu’il ambitionnait de régner seul sur l’empire financier des Rand, Meachum assassina Wendell sous les yeux de sa femme et de son fils, le jeune Daniel. Abandonné dans la montagne, Daniel Rand ne dut sa survie qu’au sacrifice de sa mère qui le protégea d’une attaque de loups sanguinaires. Dès lors, recueilli par les moines de Kun-Lun, Daniel allait être initié aux arts martiaux par le puissant Lei Kung jusqu’à l’épreuve qui allait le mener, adulte, à maîtriser la technique du poing d’acier.
Désormais libre de rejoindre le monde occidental, Daniel Rand allait pouvoir assouvir la raison pour laquelle il surpassa des souffrances physiques et psychologiques durant toutes ces années : se venger de Ward Meachum.

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Pas sûr qu’un autre héros ait connu des origines aussi tragiques que celle d’Iron Fist bien que l’on pourrait m’opposer celle du caped crusader pour m’embêter.
Sauf que -sorti de toutes considérations d’époque respective- l’échelle de la cruauté était imaginée avec plus de… sadisme chez Roy Thomas que chez Bill Finger & Bob Kane. Quand l’un voyait ses parents abattus par un malfrat de deux coups de feu, l’autre connaissait l’horreur de voir sa mère déchiquetée par les loups et son père tomber dans le vide.
L’évidence, étant que les dessins de Gil Kane (encré par Giordano) agissent sans retenue à la lecture du drame ; ainsi, difficile de ne pas être happé par cette case dans laquelle surgissait les visages de Heather et Daniel au moment de la chute de Wendell Rand ou par le découpage de l’action du meurtre sauvage de la mère du futur Iron Fist.
Ce premier numéro de l’homme au poing d’acier dans Marvel Premiere #15, alternait d’ailleurs fait présent (l’épreuve du poing d’acier) et passé pour mettre en parallèle l’abnégation de Daniel Rand face à l’épreuve, à son drame vécu.
Bien que Gil Kane et Roy Thomas n’exercèrent leurs talents que pour ce seul et unique épisode, leurs successeurs, de Doug Moench à Tony Isabella, héritèrent autant de la méthode narrative introduite par les deux hommes (les récitatifs émettant le point de vue d’Iron Fist) que d’un personnage rigoureusement défini sous l’impulsion de sa vengeance, auquel il ne manquait plus que des tribulations super-héroïques.

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C’est d’ailleurs tout le paradoxe qui secouera les numéros suivants écrits par Doug Moench (Marvel Premiere #18-20) notamment, puisque normalement prévu pour reposer autour du mobile de l’action et de l’idée narrative de ses prédécesseurs, ses épisodes obéissaient avec rigidité au systématisme d’une formule empruntée aux…films d’arts martiaux justement, où à combattre des dangers mineurs, Iron Fist, à la conclusion de chaque épisode allait affronter un adversaire mortel qui finira seulement terrassé par la technique du « poing de fer » (la fameuse botte secrète).
Mais ce qui marquait durablement l’imagination au cinéma (ou à la télévision, pour ceux qui ont bouffé du film de tape les mardis soirs sur feu la cinq), peinait à décoller dans les pages de Marvel Premiere, malgré les efforts de Doug Moench à invoquer le tragique ou quelque deus ex machina.
Si Tony Isabella , des numéros 21 à 23, corrigeait quelque peu le tir autour d’une folle histoire de possession du père de Colleen Wing (personnage créée pour l’univers du Fist dans Marvel Première #19) par l’esprit d’un ninja désireux de se venger du clan de K’un Lun (préfigurant carrément Ninja III Domination de Sam Firstenberg !) et achevait sa courte contribution au héros par une fort jolie conclusion, c’est lorsque Len Wein, alors éditeur du Marvel Comics Group, confia les clés du personnage à Chris Claremont qu’Iron Fist allait quitter l’antichambre de Marvel Premiere pour basculer, en même temps que son auteur, dans la cour des grands.

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Tout commençait avec l’épisode intitulé « The name is… Warhawk ! » (MP #23) et ses incroyables premières pages dans lequel un sniper allumait tout ce qui bougeait dans un parc où se promenait Daniel Rand/Iron Fist et Colleen Wing.
En réalité vétéran du Viêtnam s’imaginant toujours combattre dans la jungle l’ennemi Viêt-Cong, le tireur fou kidnappait Colleen Wing après avoir mis hors-jeu Iron Fist.
Désormais lancé à la poursuite de celui qui se faisait appeler Warhawk, l’homme aux poings d’acier affrontait le dangereux psychopathe qui, au terme d’un combat acharné, finissait noyé dans les eaux d’un dock.
Délaissant le schéma dans lequel les aventures du Fist s’articulait jusqu’alors, Chris Claremont imaginait une histoire plus moderne et à la résonance particulière en cette année 1975, autour de ce mercenaire psychopathe devenu fou à son retour du Viêt-Nam. Quelque part entre un Travis Bickle de foire et l’inspiration combinée du Punisher de Ross Andru & Gerry Conway et du Deathlock de Moench & Rick Buckler, Claremont se saisissait de cette création pour livrer un épisode à la violence assez inattendu, recours à la fiction d’un événement traumatisant pour les consciences américaines.

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S’il y’avait de satisfaisant à de nouveau être embarquée par une histoire d’Iron Fist depuis Marvel Premiere #15, l’on relèvera que de Larry Hama (#16 à 19) à Pat Broderick (#23-24), l’homme aux poings d’acier échouait dans l’artistique, les illustrations de Broderick atteignant le point de non-retour dans l’épisode « Summerkill » (MP #24).
Et c’est précisément parce que ce dernier se rendit incapable de rendre une copie propre dans les délais promis, que la petite histoire allait rencontrer la grande sous les efforts conjugués de Chris Claremont et de John Verpoorten (alors superviseur des artistes pour le M.C.G.) d’engager un artiste britannique installé au Canada, dont le style -au trait puissant- se destinait à être un prolongement idéal aux histoires du nouveau scénariste de l’homme aux poings d’acier.
Ce dessinateur, c’était John Byrne.

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Selon l’expression améliorée « in the right place at the right time », il ne fallut qu’un numéro à Byrne & Claremont (Marvel Premiere #25) pour propulser le personnage d’Iron Fist vers les sommets d’un titre solo. C’est depuis le personnage d’Angar Le Cri qu’une folle intrigue impliquant la batterie de seconds rôles d’Iron Fist, allait nourrir le coeur des premiers numéros du titre.
Prolongeant les débuts d’une histoire ayant justement débuté dans MP #25 (le kidnapping de Collen Wing par des faux policiers), Iron Fist #1 allait faire s’affronter pour ses grands débuts dans une série régulière, l’homme au poing d’acier à… l’homme de fer.

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Lancé à la recherche de Colleen, Iron Fist trouvait une piste menant aux locaux de Stark Industries. Déjouant tous les systèmes de sécurité, Fist s’y introduisait espérant trouver les ravisseurs de la belle Colleen. A leur place, il croisera Misty Knight (dont il s’agira de la seconde apparition depuis MP #21) et affrontera surtout Iron Man, sur le classique thème du malentendu entre héros costumés ou selon une tradition empruntée au Marvel Team-Up.
Episode prétexte au parrainage d’Iron Fist par un héros populaire, « A Duel Of Iron! » allait malgré tout permettre à Chris Claremont de réintroduire le personnage de Misty Knight et lui offrir un rôle prépondérant dans la série.
C’est d’ailleurs sur ce leitmotiv que Claremont & Byrne secoueront tout particulièrement la série : replacer le supporting cast ailleurs que sur la place du faire-valoir et imprégner la série du concept de femme forte au travers de l’association Colleen Wing, Misty Knight et de la fille de Ward Meachum, qui cherchera à venger la mort de son père.

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Contre toute attente, Claremont & Byrne allait d’ailleurs offrir au lecteur une liaison entre Misty Knight et Daniel Rand/Iron Fist (la première, interraciale, lue dans un comic-book ?) là où en était attendue une entre l’homme aux poings d’acier et Colleen Wing. Les deux hommes leur préférait notamment une relation mystique articulée autour de leur passé respectif dans « Iron Fist Must Die! » (IF #7) dans un épisode, superbe, qui clôturait ainsi une aventure/arc débutée dans MP #25.
Episode de toutes les sensations, « Iron Fist Must Die! » nous valait également de tapageuses révélations autour du grand maitre de K’un-Lun (en vérité oncle de Daniel Rand et instigateur du meurtre de son père !) ou alimentait dans une sous-intrigue, l’apparition d’un mystérieux personnage engagé par la fille de Ward Meachum, Davos.
Alors que l’on reconnaissait chez Chris Claremont une tendance au verbeux et à la prolifération narrative, John Byrne affirmait de plus en plus une maitrise fantastique dans ses dessins et au lecteur de constater l’évolution de l’artiste au fil des numéros. Point d’orgue de cette manifestation artistique, l’épisode « Kung Fu Killer! » (IF #9) dans lequel Iron Fist affrontait le chef d’un gang chinois, Chaka Khan (!!!), ou encore le monstrueux « A Fine Day’s Dying! » (IF #10) où Fist y combattait le Wrecking Crew au complet (quelle case où crépitait l’énergie du Démolisseur et de Iron Fist dans leur face à face !).
On notera, par ailleurs, le début des facéties de John Byrne à disséminer d’innombrables références (pas encore acides, n’est-ce pas monsieur Shooter ?!) pour le lecteur (très) averti.

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Incontestablement, la série se mettait en place, inspirée dans les récits transverses et de l’exploration du personnage, prémice des cimes créatifs qu’atteindra le duo Byrne & Claremont dans un futur très proche.
Malheureusement, les intrigues articulées autour de la mythologie d’Iron Fist (l’énigme d’un formidable vilain comme Davos) ne trouveront aucune issue, la série s’arrêtant au numéro 15 dans un épisode ou Iron Fist rencontrait… les X-Men !
Nous sommes en 1977, et en même temps que mourrait le cinéma d’exploitation, les héros de papier nés avec le genre ne passionnaient désormais plus les lecteurs.
Mais avant la résurgence d’un genre surgonflé aux billets verts et instigué par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez dans les années 2000, le Marvel Comic Group ressortait des cartons la bande dessinée grindhouse en associant la blaxploitation au cinéma de kung-fu.

Un jour d’avril 1978, naissait la série Power Man & Iron Fist.

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