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Je vous vois venir. Même dans les comics, les clichés ont décidément la dent dure, alors parce qu’il serait dommage de snober des personnages qui sous leur aspect « cartoonesque » développait des histoires aussi solides que les super-héros dont ils étaient la déclinaison animalière, retour sur une création née de l’imagination de Roy Thomas et dessinée par Scott Shaw dans les années 80 : Captain Carrot And His Amazing Zoo Crew!
Cette série, dont les personnages apparurent pour la première fois dans un épisode pilote publié dans The New Teen Titans#16 avant de bénéficier quelques mois plus tard de son propre mensuel, allait ainsi perpétuer une certaine tradition des éditeurs de comics pour les personnages de cartoon mangés à la sauce des super-héros, apparue dès les années 40 avec Mighty Mouse.

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Cette petite souris surpuissante affublé des mêmes couleurs que son modèle Kryptonien (avant de virer à la tunique jaune et rouge), s’installa dans les foyers Américains par l’intermédiaire d’un dessin animé (qui fut d’ailleurs diffusé chez nous vers la fin des 70’s) avant de finir dans les pages d’une série régulière éditée par Timely Comics. Profitant de l’engouement du public pour les petites bestioles à costume, d’autres éditeurs emboîtèrent rapidement le pas à Timely Comics, comme Fawcett Comics qui livra, avec Hoppy The Marvel Bunny, un décalque léporidé de Shazam, ou encore Archie Comics qui offrit à ses lecteurs Super Duck, un canard au coup de crayon quasi-identique au Donald Duck de chez Disney, et qui devait ses super-pouvoirs à l’absorption de vitamines.
De son côté, DC Comics attendit l’été 44 pour publier dans Funny Stuff les aventures de The Terrific Whatsit, une tortue dotée de super-vitesse au look du Flash de la JSA et dessiné par Martin Naydel, qui officiait également à la même époque sur deux titres de… Flash!
Deux ans plus tard, cette accointance avec le monde des super-héros de cartoon et celui des surhommes de chez DC, allait prendre un virage insoupçonné et anticipatif sur le DCverse et ses mondes alternatifs…

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En août 1946, un épisode de la JSA paru dans All Star Comics#30 allait opposer ses membres à Brain Wave, un super vilain capable de distordre la réalité et de provoquer des illusions.
Dans cet épisode, Flash, dont l’intermède était dessiné par Martin Naydel himself, allait se retrouver propulser dans un monde peuplé d’animaux de cartoon, similaire à celui crayonné dans Funny Stuff par son auteur, précédent en quelque sorte d’une quarantaine d’années Terre-C et le premier épisode de Captain Carrot And His Amazing Zoo Crew! introduisant Superman. Fortement inspiré par cette histoire et très imprégné par l’humour de chez MAD, Roy Thomas allait, dès lors, définir les contours de Captain Carrot au tout des début des 80’s.
Alors qu’il travaillait à l’écriture du numéro 34 de DC Comics Presents qui vit la réapparition de Hoppy The Marvel Bunny, Thomas associé à Gerry Conway, planchèrent sur l’idée d’une version animalière de la JLA qu’ils appelèrent Super Squirrel And The Just’ a Lotta Animal.

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Si pour d’obscurs raisons le projet fit long feu (on a parlé d’un problème de droits lié aux personnages originaux de la JLA, notamment pour Superman et Batman), le pitch, lui, fit son chemin dans les couloirs de la direction de DC pour que Jenette Kahn, l’éditrice d’alors, propose aux deux hommes de conserver le concept en évitant toutefois d’y reproduire les héros de la JLA. Regonflés à bloc, Roy Thomas et Gerry Conway travaillèrent sur une nouvelle mouture de leurs fantasques personnages dont ils proposèrent la mise en image à leur ami Scott Shaw, transfuge de chez Hanna-Barbera.
C’est ainsi, que de la même manière qu’il existait une Terre-S, Prime ou X, Terre-C (C pour.. cartoon évidemment!) allait accueillir l’univers créé par les trois hommes.

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Afin de bénéficier d’une audience certaine, le premier épisode de Captain Carrot & His Amazing Zoo Crew! (le point d’exclamation fut rajouté sur l’insistance de Dick Giordano !) fut donc publié en 1982 dans le numéro 16 de The New Teen Titans, et racontait comment Superman (dessiné par Ross Andru), à la suite d’étranges événements se déroulant à Metropolis (ses habitants régressaient subitement à l’état de primate), se retrouva sur Terre-C après avoir détruit le météorite à l’origine du mal sur Terre-1. Dans cet univers et cet épisode preview, l’homme d’acier fit donc la connaissance de Roger Rabbit* et de son alter-ego costumé Captain Carrot, avant de déjouer au côté d’autres supers-animaux, une machination orchestrée par Starro, un vieil ennemi de la JLA. Le Zoo Crew, composé de Captain Carrot, Rubberduck, Fastback, Alley-Kat-Abra, Yankee Poddle et Pig-Iron, était donc né et allait, 20 numéros durant, vivre des aventures aussi considératives et rythmées que celles des personnages du DCverse « normal « .

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Bien que Roy Thomas ne contribua à l’écriture du titre que sur onze numéros, la série subira peu les conséquences de son départ d’une part parce que ce dernier restera toujours très proche de l’équipe créative (Scott Shaw restant aux commandes) et de l’autre, parce que l’intégralité du titre, plus qu’un pastiche animalier des héros de chez DC que laisse supposer son pitch et ses images, intégrait avec brio toutes les composantes du comics de super-héros, en plus de déclarer un évident et formidable hommage aux films de monstres.
S’il y’avait d’ailleurs une poignée d’épisodes à retenir, on relèvera tout particulièrement celui de « The Macabre Menace Of The Mammal Called Armordillo » dans lequel apparaissait une mystérieuse organisation A.C.R.O.S.T.I.C. (et où le blues de Pig-Iron faisaient indubitablement penser à celui de La Chose et ce puissant épisodes des 4 Fantastiques « This Man… This Monster! ») ; « The Secret of Easter Bunny Island! » dans lequel apparaissait Oklahoma Bones Jr, fils d’un célèbre archéologue qui vous rappellera forcément quelqu’un; « The Bunny From Beyond » où nos héros allaient affronter une puissante menace extra-terrestre ; « Time Varmints » publié dans le numéro 9 et inspiré quelque peu par celui paru dans All Star Comics#30, dans lequel Fastback matérialisé en pleine Seconde Guerre Mondiale allait rencontrer Whatsit (qui s’avèrera être son… oncle !) ; « Crisis On Earth-C » et « Crisis On Earth-C Minus » dans les numéros 14 et 15 dans lesquelles la petite histoire rencontrait la grande, et allait associer, dans de géniaux épisodes, la création avortée de Roy Thomas et Gerry Conway, The Just’a Lotta Animals, à Captain Carrot et son équipe!!!
Une JLA (pour Just’a Lotta Animals, bien sûr) par ailleurs dessiné par Roger Rabbit alias Captain Carrot, dans le civil !

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Bourré d’action, référentiel mais digeste, efficace, drôle, il va s’en dire qu’il apparaît urgent de vous jeter rapidement sur les aventures du Zoo Crew de Roy Thomas et Scott Shaw. Zoo Crew qui fit par ailleurs une dernière apparition, anecdotique celle-là, en 2007 dans une mini-série de 3 numéros intitulée Captain Carrot And the Final Ark!
Mais au fait, et la concurrence dans tout ça ? Si chez Eclipse Comics on publia le premier numéro de The Destroyer Duck en Mai 1982 (soit quelques mois après celui de Captain Carrot And His Amazing Zoo Crew!) sous la plume conjointe de Steve Gerber et du King (jack KirbyJ, à Marvel, l’on attendit plus d’un an pour diffuser, avec panache, les aventures de Peter Porker, The Spectacular Spider-Ham.
Mais ceci est une autre histoire…

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*Afin d’éviter l’imbroglio juridique avec Disney suite à la sortie de Qui Veut La Peau De Roger Rabbit ? et ainsi éviter la suspension du titre, « Roger Rabbit » fut renommé « Rodney Rabbit » dès le numéro #7.

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… Ou les débuts, au beau milieu des 70’s, du jeune George Pérez qui succédait ainsi à Rich Buckler (Buckler n’étant autre que l’homme qui l’intronisa à Marvel à cette même période) sur le titre de la famille « Fantastic », sous la supervision d’un autre fantastique, de chair et d’os celui-là, Roy Thomas.
Une première pour le rookie Pérez qui démarrait fort avec le numéro 164, dans lequel ses dessins se faisaient s’affronter Quasar aux Fantastiques, et dans lequel Roy Thomas libérait les lecteurs affectés par le traumatisme collatéral du découvert bancaire et du système capitaliste.
It ain’t no joke!

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Dans ce numéro, l’on découvrait donc Quasar (ex-Marvel Boy), mettant à sac New York de tous les emblèmes financier de l’empire du meurtrier de son père dans une croisade destructrice, sur laquelle allait se dresser nos quatre héros.
Si les dessins de Pérez étaient encore loin d’atteindre la maturité de son futur chef d’œuvre (Crisis On Infinite Earths), il semble dur de rester insensible à la représentation d’un Quasar totalement halluciné, rongé par le désir de vengeance et lâché comme un fauve dans les rues de New York. On relèvera notamment, à une première confrontation face à la torche humaine (Quasar : 1 – Torche : 0), un monstrueux combat contre la Chose dans l’enceinte d’une banque dans ″The lights of other worlds!″ (FF#165), aussi furieusement dessiné par le talent de George Pérez que sublimé par l’encrage du formidable Joe Sinnott.

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Dans le numéro suivant intitulé
″If it’s Tuesday, this must be the Hulk!″ (FF#166), Vince Colleta remplaçait Joe Sinnott à l’encrage, dansun essai qui ne s’avéra pas gagnant pour George Pérez. Au lecteur d’éprouver l’échec d’une combinaison non-concluante, malgré une histoire forte intéressante où les FF, sur ordre de l’armée, étaient chargés de capturer Hulk afin de tester une solution curative aux effets gammas.
Lointainement influencé par un épisode de Stan Lee et John Buscema (″Battle of the behemoths″, dans lequel Red cherchait à contrôler la mutation de la Chose avec l’aide… du geant vert !), Roy Thomas associait les deux freaks les plus connus de l’univers Marvel, pour notre plus grand plaisir et… le plus grand malheur de la population terrestre !

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Alors que l’épisode suivant voyait le retour aux affaires de Joe Sinnott, la satisfaction était désormais totale de voir les mousquetaires de cette équipe créatrice (Thomas-Pérez-Sinnott) à la barre d’une des plus excitantes collaborations digne du Marvel team-up, face au désormais… 3 fantastiques !
Ce qui fascinait, c’était une fois de plus la façon qu’avait Roy Thomas de faire occuper autant de dialogues dans les illustrations de George Pérez, avec ce sens régulier du rythme et de l’action dans lequel il trouvait toujours comment -et où- alimenter une imprévisible trouvaille qui allait faire trépigner d’impatience le lecteur jusqu’au prochain numéro.
Et à la fin de ″Titans two!″, l’interrogation de ce dernier au sujet des violents maux de tête secouant la Chose durant tout l’épisode, allait enfin trouver sa conclusion : sous l’effet des radiations gammas s’échappant du corps de Hulk, la Chose allait redevenir Benjamin J. Grimm.

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Alors que Rich Buckler reprenait du service pendant deux numéros dans lesquels Power-Man remplaçait la Chose, il était confié à George Pérez de faire revivre le musculeux corps de briques du neveu préféré de tante Pétunia, dans ″A sky-full of fear!″.
Et ce, de façon plutôt insolite…

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Afin d’opposer à Power-Man (désormais sous le contrôle du Maitre des Maléfices) un adversaire de sa puissance, Mister Fantastic mettait au point un endo-squelette à l’apparence de la Chose, pour que Ben puisse réintégrer l’équipe et empêcher Luke Cage d’assouvir les pulsions malfaisantes de Philip Masters.
Sans doute prometteuse dans l’esprit de Roy Thomas et George Pérez, la confrontation entre les deux ex-gamins de la rue allait tourner court. Pour trois ou quatre cases d’échanges de coups de poings, l’essentiel de ce numéro était de fêter le retour de ce vrai-faux la Chose, et de préparer le lecteur à celui des Fantastiques, dans l’espace, autour de l’arc mettant en scène le Maître de l’évolution et Galactus, dessiné par John Buscema, 5 numéros durant.

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C’est ainsi qu’en même temps que George Pérez retrouvait ses pinceaux pour le titre lors du numéro 176, débarquait sur Terre… L’Homme Impossible !

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Parce que vous avez sans doute reconnu les dessins de Jack Kirby illustrant ce numéro 176 des Fantastiques, il est de ces artistes pouvant parfois influencer le cours d’une histoire. Et qui d’autre que le King allait bouleverser, en une planche, celle qu’écrira Roy Thomas pour le come-back sur notre sol du plus insupportable extra-terrestre de tout l’univers Marvel ?
Après que Ben Grimm ait récupéré ses pouvoirs à la suite d’un rayon cosmique qu’il encaissa de Galactus (et devenant ainsi plus puissant qu’auparavant), et que l’univers tout entier ait été sauvé du dévoreur de planètes par L’homme Impossible, nos désormais 5 héros, en pénétrant dans l’atmosphère terrestre avec le vaisseau du Maitre de l’évolution, perdaient son contrôle et s’écrasaient en plein Central Park.
Et c’était précisément à ce moment, que la page de couverture dessinée par le King allait permettre à George Pérez de briller dans une histoire extravagante et pleine d’humour se déroulant dans… les locaux de la Marvel !

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A l’origine, Roy Thomas sollicita Jack Kirby pour qu’il illustre la couverture du #176 avec L’homme Impossible (personnage qui fit sa première apparition sous son crayon dans FF #11) en lui rapportant les grandes lignes de son histoire (alors que les FF tentent de rejoindre le baxter building, L’homme Impossible profite de la situation pour faire du tourisme à Manhattan…) et en lui définissant les contours d’une l’illustration sur laquelle le fantasque extra-terrestre devait affronter la Chose et la Torche, en frappant, l’un, du poing et en foudroyant, l’autre, d’un rayon.
Quelques jours plus tard, le King livra la planche à Roy Thomas qui n’en croyait pas ses yeux. L’on y voyait L’homme Impossible frappant la Chose avec le marteau de Thor et dévastant la Torche avec les rayons répulseurs d’Iron Man, dans un endroit où l’on distinguait des revues et des planches de comics évoquant les bureaux du… Marvel Comics Group.
Il n’en fallait pas plus au cerveau de Roy Thomas pour exploiter l’idée de Jack Kirby et de demander à George Pérez de déplacer l’action de l’histoire dans l’immeuble même de la maison aux idées…

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Diaboliquement effréné et drôle (les FF s’employant de ramener à la raison L’Homme Impossible, vexé par le refus de Stan Lee à vouloir lui accorder sa propre série !), l’on imagine la fierté du jeune George Pérez à dessiner ses employeurs, et surtout idoles, dans une aventure non-sensique qui allait s’achever sur un cliffhanger trépidant : les Terrifics avaient pris quartier du Baxter Building!

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Dans le numéro 177, les Terrifics, à la recherche d’un quatrième membre, allait faire passer un casting de vilain au sein même du Baxter Building. Au milieu de pseudos super-vilains (dont un Captain Ultra, doté d’une force surhumaine mais allergique… au feu), se côtoyaient Thundra (ex-Terrific qui tomba plus ou moins sous le charme de la Chose, dans l’excellent épisode de Thomas & Buscema, ″Battleground : Baxter Building″ FF #130), Texas Twister (un nouveau héros, dont l’introduction n’était sans doute motivé que pour mieux jauger la température du lecteur à son égard), Tigra, mais surtout La Brute, horrible vilain sur lequel les épisodes suivants allaient s’articuler, son alter-ego n’étant autre que… Red Richards, double maléfique en provenance de la Contre-Terre.

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Passé la plaisanterie (d’ailleurs pas forcément très inspirée) du casting de méchant, ces épisodes voyaient notamment la perte des pouvoirs de Mister Fantastic et son remplacement par celui de la Contre-Terre, au terme du chaos d’un combat qui le verra envoyé dans la zone négative.
Pour George Pérez, le jeu des chaises musicales l’amena à assurer l’intérim de Sal Buscema sur Avengers (et les débuts de The Korvac Saga) tandis que ce dernier allait… s’occuper des FF !
A son retour, Pérez collaborait avec Len Wein désormais à l’écriture, Roy Thomas s’en allant rejoindre l’univers du Dieu du tonnerre.
Malgré les mésaventures d’un Red Richards sans pouvoirs, qui allait durement mettre à mal sa fierté d’homme et de chef des Fantastiques, les histoires écrites par Len Wein ennivraient trop peu (l’enlèvement de Franklin par les sorciers de Salem) pour que l’on retrouve l’énergie des dessins de George Pérez.
Mais parce qu’il n’était peut être question que de réglages entre les deux hommes, leur collaboration, bien que courte, allait toutefois accoucher d’épisodes plutôt riches en surprises…
To be continued…

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Suite des aventures des héros du big-three mieux connu, désormais, sous le nom des Invaders, et qui débutait avec le 10ème épisode de la série introduisant la reprise d’un numéro de Captain America parue dans les années 40 (Captain America Comics #22), là où était attendu la suite de la mini-saga mettant en scène la famille Falsworth.
En résumé, sur le chemin du retour qui ramenait les Invaders, Union Jack et sa fille, gravement blessée, vers un hôpital militaire, l’évocation de « la grande faucheuse » ravivait chez Cap le souvenir d’un combat contre le Grim Reaper…

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Fallait-il voir en cette réimpression un subterfuge des auteurs à un numéro n’ayant pu être bouclé selon la deadline promise (le titre ayant désormais le privilège d’une parution mensuelle), la piste est plus que probable, toujours est-il qu’aussi satisfaisant soit l’hommage offert par Roy Thomas à un artiste du golden age (Al Avison), participant ainsi à l’idée directrice de la série (éduquer le lecteur jeune et moderne à tout un pan de l’histoire du comic des années 40), on ne pouvait qu’éprouver un certain sentiment de frustration à la lecture de ce numéro, après l’attente provoquée par le final de « An Invader No More! » (voir la 1ère partie de l’article).
Mais dès les premières pages de « Night Of The Blue Bullet ! » (#11), les dessins de Frank Robbins invoquaient tant de tension (l’espace réduit des cases pour illustrer l’état d’urgence de la situation) et de rythme que l’on était assuré d’une chose : les Invaders étaient bel et bien de retour !

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Dans ce numéro, pour que survive Jacqueline Falsworth aux blessures infligées par le Baron Blood (The Invaders #9), la Torche, seul donneur compatible avec la victime, se portait volontaire pour que lui soit transfusée son sang… d’androïde !
Pendant ce temps, tandis que le reste de l’équipe découvrait que le sous-sol de l’hôpital abritait les curieux travaux d’un certain professeur Gold, l’on apprenait que Lord Falsworth alias Union Jack était paralysé à vie. Et comme pour tout bon épisode de The Invaders il fallait , et un méchant haut-en-couleurs, et un rebondissement de taille, le professeur Gold –travaillant en réalité pour les nazis- revêtait une armure en forme de rocket humaine pour détruire l’équipe des plus grands super-héros de la seconde guerre mondiale, alors que la fille de Lord Falsworth, conjointement sous la transfusion du sang de la Torche et de celui infecté par la morsure du Baron Blood, acquérait des superpouvoirs !

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Comptant désormais un membre de plus sous l’alias de Spitfire, les deux numéros suivants (« To The Warsaw Ghetto! » et « The Golem Walks Again! ») emmenaient les Invaders en Pologne à la recherche du frère du professeur Gold : Jacob Gold…stein.
Ainsi, autour du mythe juif du Golem, ces épisodes évoquaient les ghettos de Varsovie comme était soulevé « la banalité du mal », ou la soumission psychologique des hommes et femmes de ces ghettos par le régime nazi (les dialogues entre Cap et Jacob Goldstein).
Et face à un ennemi aussi hideusement grotesque que sans envergure, l’on devait toute la réussite de ces numéros à l’introduction du personnage du Golem, développé comme un « conte & légende » salvateur et chargé de figure, à la résistance juive.

S’ouvrant sur un combat aérien opposant la RAF aux junker nazis, au beau milieu duquel surgissait l’aéronef des Invaders (et une superbe entrée en matière dessiné par Frank Robbins), les numéros 14 et 15 assuraient l’apparition d’un nouveau groupe de super-héros, britannique ceux-là, The Crusaders!

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On pouvait craindre, à l’évocation d’une telle équipe, que ne soit calqué le même motif littéraire du double dont s’était repait Roy Thomas lors de l’introduction de la Liberty Legion dans Marvel Premiere #29.
En vérité, l’apport des Crusaders (inspiré des héros issus de Quality Comics) sur « Calling… The Crusaders! » et « God Save The King! », allait permettre à Thomas de tisser, notamment, les fils d’une sous-intrigue mettant en jeu Lord Falsworth et un des héros des Crusaders, le minuscule Dynamite.
Trompé par leur mentor (également agent nazi : la 5è colonne, toujours et encore !), les Crusaders allaient, sans se douter, être responsable d’une tentative d’attentat sur sa majesté George VI, finalement déjouée par l’équipe de Captain America.
Se concluant par les interrogations des membres des Invaders au départ soudain de Lord Falsworth, Spitfire et Dynamite pour l’Allemagne, l’intermède d’un annual, qui revenait sur les exploits des héros du big-three dans des strips inédits, dessinés par d’anciennes gloires du golden age (Alex Schomburg, Don Rico et Lee Elias), faisait souffler le lecteur avant que ne débute ces superbes épisodes où il fallait… sauver le soldat Biljo White !

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Si Jim Mooney remplaçait le temps d’un numéro Frank Robbins à l’illustration (#16), c’est plus que jamais au contrôle de sa création que Roy Thomas allait faire montre, une fois n’est pas coutume (pour toujours et à jamais serais-je même tenté d’écrire !), de sa maitrise absolue de la narration d’un comic-book.
Débutant par la capture par les nazis d’un soldat américain, Biljo White (en réalité, le nom d’un vieil ami de Roy Thomas, rédacteur de fanzine!), soupçonné par le reich d’être en possession de la formule du super-soldat (dessinateur de comic-book dans le civil, White a en effet crée un personnage de fiction, le Major Victory, aux origines identiques à celle de Captain America !), l’épisode intitulé « The Short, Happy Life Of Major Victory » propulsait les Invaders à la rescousse du private White, fait prisonnier à… Berchtesgaden !
Abattu en plein vol alors qu’ils approchaient de la forteresse nazie, les Invaders affrontaient un Master-Man plus puissant que jamais.
Capturés, nos héros allaient , dés lors, faire face à leur plus grand ennemi, un genou malheureusement à terre :

– Cap! Is it really…?
– It is Bucky!
– It’s Adolf Hitler!

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Articulé autour de ce fameux comic-book dessiné par le soldat Biljo White qui faisait peur au régime nazi et au reich lui-même (et à Roy Thomas ainsi d’invoquer l’analogie avec l’effort de guerre satisfait par les comics dans les années 40), « The Making Of Warrior Woman, 1942! » voyait l’arrivée d’une nouvelle méchante, une officier nazie transformée en montagne de muscle germanique par une reproduction du sérum du super-soldat.
Objet de tous les fantasmes par Frank Robbins de retour à l’illustration, ce dernier la dessinait vêtue d’un corset de cuir, de longues bottes et munie d’un fouet, comme dans la plus perverse des nazisploitation !
Sur le chemin de cette dérive, Adolf Hitler ordonnait le mariage et la copulation de Warrior Woman et du Master-Man, afin que lui soit donné un héritier aryen dans toute sa pureté (« Enter The Mighty Destroyer! », The Invaders #18) !
Dans ce même numéro, le Destroyer (héros de l’ère Timely Comics) luttait aux côtés de Captain America, avec pour conséquence de voir son apparition venir directement se greffer sur la sous-intrigue mettant en scène Lord Falsworth, Spitfire et l’un des membres des Crusaders, Dynamite.
Toute la fascination de la lecture de ces épisodes -s’étalant des numéros 16 à 21- se manifestait par l’orchestration de Roy Thomas à diffracter le récit en une introduction de personnage, de case ou de dialogue, nourris en plus par des cliffhanger proprement hallucinants.
On relèvera ainsi le retour de Union Jack (!!!) dans « War Comes To The Wilhelmstrasse! », ou bien cette dernière page de « Enter The Mighty Destroyer! » dans laquelle, après avoir libéré le soldat Boljo White, le Destroyer et Captain America apprenait que les Invaders était en route pour Berlin afin d’y être exécuté, nous valant ces mots du héros à la star-splanged banner :
« Then… to Berlin ! And if Adolf Hitler has harmed Bucky… or any of the Invaders… By the time we reach them… Then, for the first time in his life… Captain America will commit cold blooded murder!! This I swear! ».
Et du rôle des jeunes Bucky et Toro dans ces épisodes, l’idée était bien évidemment de relever toutes les notions de symbole –de l’inexpérience au courage- que cette guerre menée sur le front par la jeunesse militaire contre le nazisme, représentait.

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ntre revival, hommage et amour passionné de ces super-héros des années 40, dessinés en plein milieu des 70’s, Roy Thomas et Frank Robbins laissait une empreinte définitivement indélébile à tout amoureux du genre.

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Laboratoire qui assurait une exposition sous les spotlights des seconds rôles du marvelverse ou qui prenait la température ambiante –autant rédactionnelle que public- de ses nouvelles créations (pour dans un cas comme dans l’autre, promettre à ces héros les honneurs d’une série régulière), Marvel Premiere accueillait dans ses pages en 1974 et sur 10 numéros (une… première de longévité pour le titre !) un personnage imaginé par Roy Thomas et Gil Kane : Iron Fist.

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Impressionné par le succès rencontré par le Shang-Chi , Master Of Kung-Fu de Steve Englehart et sous influence d’un cinéma venu d’asie envahissant désormais les écrans américains, Roy Thomas, en fin editor (ou stratège), mis son énergie créatrice à pied d’oeuvre pour assurer les aventures nouvelles d’un héros (aux contours très bis) de l’univers Marvel.
Toujours très inspiré par les héros du golden age, c’est auprès de Bill Everett et de son Amazing-Man que Roy Thomas et Gil Kane allaient nourrir les origines d’Iron Fist.
Comme le héros de chez Bill Everett, l’homme au poing d’acier serait un blanc élevé et entrainé par des maitres des arts martiaux organisés en société secrète, quelque part dans les cimes de l’Himalaya. Si la similarité avec les origines d’Amazing-Man poussait Roy Thomas à également faire de Daniel Rand (Iron Fist dans le civil) un orphelin, c’était pour mieux coller au genre vers lequel se tournait son personnage qu’était imaginé une histoire de vengeance autour de la mort des parents de ce dernier.
Marvel Premiere #15 (« The Fury Of Iron Fist ») narrait donc la légende de K’un-Lun, cette cité qui apparaissait tous les dix ans quelque part au Tibet (parce que situé dans une dimension alternative !) et pour laquelle le milliardaire Wendell Rand et son associé Ward Meachum se mettait en quête. Mais parce qu’il ambitionnait de régner seul sur l’empire financier des Rand, Meachum assassina Wendell sous les yeux de sa femme et de son fils, le jeune Daniel. Abandonné dans la montagne, Daniel Rand ne dut sa survie qu’au sacrifice de sa mère qui le protégea d’une attaque de loups sanguinaires. Dès lors, recueilli par les moines de Kun-Lun, Daniel allait être initié aux arts martiaux par le puissant Lei Kung jusqu’à l’épreuve qui allait le mener, adulte, à maîtriser la technique du poing d’acier.
Désormais libre de rejoindre le monde occidental, Daniel Rand allait pouvoir assouvir la raison pour laquelle il surpassa des souffrances physiques et psychologiques durant toutes ces années : se venger de Ward Meachum.

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Pas sûr qu’un autre héros ait connu des origines aussi tragiques que celle d’Iron Fist bien que l’on pourrait m’opposer celle du caped crusader pour m’embêter.
Sauf que -sorti de toutes considérations d’époque respective- l’échelle de la cruauté était imaginée avec plus de… sadisme chez Roy Thomas que chez Bill Finger & Bob Kane. Quand l’un voyait ses parents abattus par un malfrat de deux coups de feu, l’autre connaissait l’horreur de voir sa mère déchiquetée par les loups et son père tomber dans le vide.
L’évidence, étant que les dessins de Gil Kane (encré par Giordano) agissent sans retenue à la lecture du drame ; ainsi, difficile de ne pas être happé par cette case dans laquelle surgissait les visages de Heather et Daniel au moment de la chute de Wendell Rand ou par le découpage de l’action du meurtre sauvage de la mère du futur Iron Fist.
Ce premier numéro de l’homme au poing d’acier dans Marvel Premiere #15, alternait d’ailleurs fait présent (l’épreuve du poing d’acier) et passé pour mettre en parallèle l’abnégation de Daniel Rand face à l’épreuve, à son drame vécu.
Bien que Gil Kane et Roy Thomas n’exercèrent leurs talents que pour ce seul et unique épisode, leurs successeurs, de Doug Moench à Tony Isabella, héritèrent autant de la méthode narrative introduite par les deux hommes (les récitatifs émettant le point de vue d’Iron Fist) que d’un personnage rigoureusement défini sous l’impulsion de sa vengeance, auquel il ne manquait plus que des tribulations super-héroïques.

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C’est d’ailleurs tout le paradoxe qui secouera les numéros suivants écrits par Doug Moench (Marvel Premiere #18-20) notamment, puisque normalement prévu pour reposer autour du mobile de l’action et de l’idée narrative de ses prédécesseurs, ses épisodes obéissaient avec rigidité au systématisme d’une formule empruntée aux…films d’arts martiaux justement, où à combattre des dangers mineurs, Iron Fist, à la conclusion de chaque épisode allait affronter un adversaire mortel qui finira seulement terrassé par la technique du « poing de fer » (la fameuse botte secrète).
Mais ce qui marquait durablement l’imagination au cinéma (ou à la télévision, pour ceux qui ont bouffé du film de tape les mardis soirs sur feu la cinq), peinait à décoller dans les pages de Marvel Premiere, malgré les efforts de Doug Moench à invoquer le tragique ou quelque deus ex machina.
Si Tony Isabella , des numéros 21 à 23, corrigeait quelque peu le tir autour d’une folle histoire de possession du père de Colleen Wing (personnage créée pour l’univers du Fist dans Marvel Première #19) par l’esprit d’un ninja désireux de se venger du clan de K’un Lun (préfigurant carrément Ninja III Domination de Sam Firstenberg !) et achevait sa courte contribution au héros par une fort jolie conclusion, c’est lorsque Len Wein, alors éditeur du Marvel Comics Group, confia les clés du personnage à Chris Claremont qu’Iron Fist allait quitter l’antichambre de Marvel Premiere pour basculer, en même temps que son auteur, dans la cour des grands.

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Tout commençait avec l’épisode intitulé « The name is… Warhawk ! » (MP #23) et ses incroyables premières pages dans lequel un sniper allumait tout ce qui bougeait dans un parc où se promenait Daniel Rand/Iron Fist et Colleen Wing.
En réalité vétéran du Viêtnam s’imaginant toujours combattre dans la jungle l’ennemi Viêt-Cong, le tireur fou kidnappait Colleen Wing après avoir mis hors-jeu Iron Fist.
Désormais lancé à la poursuite de celui qui se faisait appeler Warhawk, l’homme aux poings d’acier affrontait le dangereux psychopathe qui, au terme d’un combat acharné, finissait noyé dans les eaux d’un dock.
Délaissant le schéma dans lequel les aventures du Fist s’articulait jusqu’alors, Chris Claremont imaginait une histoire plus moderne et à la résonance particulière en cette année 1975, autour de ce mercenaire psychopathe devenu fou à son retour du Viêt-Nam. Quelque part entre un Travis Bickle de foire et l’inspiration combinée du Punisher de Ross Andru & Gerry Conway et du Deathlock de Moench & Rick Buckler, Claremont se saisissait de cette création pour livrer un épisode à la violence assez inattendu, recours à la fiction d’un événement traumatisant pour les consciences américaines.

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S’il y’avait de satisfaisant à de nouveau être embarquée par une histoire d’Iron Fist depuis Marvel Premiere #15, l’on relèvera que de Larry Hama (#16 à 19) à Pat Broderick (#23-24), l’homme aux poings d’acier échouait dans l’artistique, les illustrations de Broderick atteignant le point de non-retour dans l’épisode « Summerkill » (MP #24).
Et c’est précisément parce que ce dernier se rendit incapable de rendre une copie propre dans les délais promis, que la petite histoire allait rencontrer la grande sous les efforts conjugués de Chris Claremont et de John Verpoorten (alors superviseur des artistes pour le M.C.G.) d’engager un artiste britannique installé au Canada, dont le style -au trait puissant- se destinait à être un prolongement idéal aux histoires du nouveau scénariste de l’homme aux poings d’acier.
Ce dessinateur, c’était John Byrne.

JB

Selon l’expression améliorée « in the right place at the right time », il ne fallut qu’un numéro à Byrne & Claremont (Marvel Premiere #25) pour propulser le personnage d’Iron Fist vers les sommets d’un titre solo. C’est depuis le personnage d’Angar Le Cri qu’une folle intrigue impliquant la batterie de seconds rôles d’Iron Fist, allait nourrir le coeur des premiers numéros du titre.
Prolongeant les débuts d’une histoire ayant justement débuté dans MP #25 (le kidnapping de Collen Wing par des faux policiers), Iron Fist #1 allait faire s’affronter pour ses grands débuts dans une série régulière, l’homme au poing d’acier à… l’homme de fer.

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Lancé à la recherche de Colleen, Iron Fist trouvait une piste menant aux locaux de Stark Industries. Déjouant tous les systèmes de sécurité, Fist s’y introduisait espérant trouver les ravisseurs de la belle Colleen. A leur place, il croisera Misty Knight (dont il s’agira de la seconde apparition depuis MP #21) et affrontera surtout Iron Man, sur le classique thème du malentendu entre héros costumés ou selon une tradition empruntée au Marvel Team-Up.
Episode prétexte au parrainage d’Iron Fist par un héros populaire, « A Duel Of Iron! » allait malgré tout permettre à Chris Claremont de réintroduire le personnage de Misty Knight et lui offrir un rôle prépondérant dans la série.
C’est d’ailleurs sur ce leitmotiv que Claremont & Byrne secoueront tout particulièrement la série : replacer le supporting cast ailleurs que sur la place du faire-valoir et imprégner la série du concept de femme forte au travers de l’association Colleen Wing, Misty Knight et de la fille de Ward Meachum, qui cherchera à venger la mort de son père.

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Contre toute attente, Claremont & Byrne allait d’ailleurs offrir au lecteur une liaison entre Misty Knight et Daniel Rand/Iron Fist (la première, interraciale, lue dans un comic-book ?) là où en était attendue une entre l’homme aux poings d’acier et Colleen Wing. Les deux hommes leur préférait notamment une relation mystique articulée autour de leur passé respectif dans « Iron Fist Must Die! » (IF #7) dans un épisode, superbe, qui clôturait ainsi une aventure/arc débutée dans MP #25.
Episode de toutes les sensations, « Iron Fist Must Die! » nous valait également de tapageuses révélations autour du grand maitre de K’un-Lun (en vérité oncle de Daniel Rand et instigateur du meurtre de son père !) ou alimentait dans une sous-intrigue, l’apparition d’un mystérieux personnage engagé par la fille de Ward Meachum, Davos.
Alors que l’on reconnaissait chez Chris Claremont une tendance au verbeux et à la prolifération narrative, John Byrne affirmait de plus en plus une maitrise fantastique dans ses dessins et au lecteur de constater l’évolution de l’artiste au fil des numéros. Point d’orgue de cette manifestation artistique, l’épisode « Kung Fu Killer! » (IF #9) dans lequel Iron Fist affrontait le chef d’un gang chinois, Chaka Khan (!!!), ou encore le monstrueux « A Fine Day’s Dying! » (IF #10) où Fist y combattait le Wrecking Crew au complet (quelle case où crépitait l’énergie du Démolisseur et de Iron Fist dans leur face à face !).
On notera, par ailleurs, le début des facéties de John Byrne à disséminer d’innombrables références (pas encore acides, n’est-ce pas monsieur Shooter ?!) pour le lecteur (très) averti.

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Incontestablement, la série se mettait en place, inspirée dans les récits transverses et de l’exploration du personnage, prémice des cimes créatifs qu’atteindra le duo Byrne & Claremont dans un futur très proche.
Malheureusement, les intrigues articulées autour de la mythologie d’Iron Fist (l’énigme d’un formidable vilain comme Davos) ne trouveront aucune issue, la série s’arrêtant au numéro 15 dans un épisode ou Iron Fist rencontrait… les X-Men !
Nous sommes en 1977, et en même temps que mourrait le cinéma d’exploitation, les héros de papier nés avec le genre ne passionnaient désormais plus les lecteurs.
Mais avant la résurgence d’un genre surgonflé aux billets verts et instigué par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez dans les années 2000, le Marvel Comic Group ressortait des cartons la bande dessinée grindhouse en associant la blaxploitation au cinéma de kung-fu.

Un jour d’avril 1978, naissait la série Power Man & Iron Fist.

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